Raining Stones

Raining stones

Raining Stones

Ken Loach

1993

90 min.

35 mm

Manchester, dans l’Angleterre des années Thatcher. Bob vit de combines et de petits boulots pour subvenir aux besoins des siens, dans un contexte général de grande précarité. Mais Bob a sa fierté : alors que sa fille s’apprête à célébrer sa première communion, il tient absolument à lui acheter une robe neuve. Quitte à s’endetter et à plonger dans les ennuis…

« Après avoir connu une décennie de vaches maigres où il fut incapable de produire le moindre film pour le cinéma (les années 80 constituent une crise majeure du cinéma britannique), le réalisateur Ken Loach trouve enfin des financements au début des années 90. Grâce à la puissance de son Hidden Agenda (1990) et l’indéniable qualité de Riff-Raff, Loach retrouve non seulement les faveurs de la critique internationale, mais parvient également à attirer le public dans les salles. En ce sens, il participe au renouveau du cinéma social à l’anglaise typique des années 90 (Mike Leigh connaît d’ailleurs au même moment la même réhabilitation tardive). Toutefois, il faut attendre vraiment Raining Stones (1993) pour que le cinéaste fasse l’unanimité (il remporte le Prix du jury au festival de Cannes en 1993), tout en affirmant sa singularité d’auteur engagé. Grâce à un scénario de Jim Allen (auteur d’Hidden agenda et plus tard de Land and Freedom), le réalisateur dresse un bilan accablant de dix ans de pouvoir conservateur sous la houlette de Margaret Thatcher. Se concentrant sur les populations du nord de l’Angleterre (vers Manchester) décimées par un chômage endémique (autour de 20 % de la population de la région au milieu des années 90), Loach décrit une société britannique ruinée par un libéralisme sauvage qui précipite les plus pauvres dans la spirale de l’endettement. Par sa réalisation modeste et attentive aux moindres regards de ses acteurs, Raining Stones n’est certes pas un sommet d’esthétisme, mais la justesse de ton et l’incroyable puissance d’évocation qui ressortent de chaque scène en font un modèle de cinéma-vérité. Pris dans la tourmente avec les personnages, le spectateur n’est plus seulement témoin du drame qui se joue devant ses yeux, mais également acteur de ce théâtre des illusions perdues. Emporté par l’absence de manichéisme du scénario (la présence d’un prêtre aux accents humanistes compense l’aspect très gauchiste du discours général), le spectateur ne peut qu’être admiratif du travail d’un auteur alors au sommet de son talent. Grâce au succès-surprise de ce Raining Stones (y compris en France où le film a cartonné dès sa sortie), le réalisateur a d’ailleurs pu signer son chef d’œuvre absolu, le magnifique Ladybird, Ladybird l’année suivante. » – Avoir-alire.com

 

« Alors que Raining stones s'ouvre sur de larges paysages de campagne, dès le retour à Manchester, tous les extérieurs sont systématiquement sales et crasseux. Dans les intérieurs, la chaleur est préservée. L'intrusion du social dans la sphère privée ne s'était jusque là matérialisée que dans les discussions, parfois douloureuses au sein des familles. L'irruption de Tensey, sorte de nouveau riche, mi-maquereau mi-gangster, marque l'entrée fracassante de la violence sociale au cœur des valeurs familiales. » – Ciné-club de Caen

 

Biographie du réalisateur(rice)

Ken Loach

Films réalisés

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Ken Loach

Année

1993

Durée

90 minutes

Date Sortie française

mer, 10/06/1993 - 12:00

Auteur(s) / Scénario

Jim Allen

Version langue

VOSTF

Détails

Interprètes

Bruce Jones (Bob), Julie Brown (Anne), Gemma Phoenix (Coleen), Ricky Tomlinson (Tommy), Tom Hickey (le père Barry)…

Direction photographie

Barry Ackroyd

Montage

Jonathan Morris

Couleur

Couleur

Distributeur

Diaphana

Musique

Stewart Copeland

Son

Ray Beckett

Producteur(trice)

Sally Hibbin

Pays

Grande Bretagne

Le programme 2017

Tout le programme du festival 2017 en PDF

Télécharger le programme

Raining Stones

Réserver en ligne

Raining Stones

Réserver en ligne