Ipcress, danger immédiat

Icpress

Ipcress, danger immédiat

The Icpress File

Sidney J. Furie

1965

109 min.

De nombreux scientifiques occidentaux sont kidnappés avant de réapparaître quelques jours plus tard. Tous ont été victimes d'un lavage de cerveau. Les services secrets britanniques mettent leur agent Harry Palmer sur l'affaire. Celui-ci, désabusé, est persuadé d'avoir été choisi parce qu'il peut être sacrifié sans remords...

Entre 1962 et 1964 Harry Saltzman produit trois des plus grands succès du box office. Ces films relatent les aventures d’un agent secret dont l’élégance rivalise avec le goût du risque et dont le code est … 007. Après James Bond contre Dr. No (1962, cf. page suivante) et Bons Baisers de Russie (1963), le producteur aux mains d’or vient de mettre en bobine le meilleur épisode de la série : Goldfinger (1965). Le succès public est au rendez-vous, Sean Connery devient une star mais les critiques, britanniques en particulier, sont partagés. On reproche à la franchise Bond de cantonner les exploits de l’agent 007 à des situations absolument irréalistes. En bon producteur, Saltzman ne s’offusque nullement de ces remarques et y voit la possibilité de créer une nouvelle série : fin connaisseur de littérature d’espionnage, il décide de mettre en scène l’anti-héros Harry Palmer créé par Len Deighton dans une série de romans à succès. Pour cela, il s’entoure de ses fidèles collaborateurs (Peter Hunt au montage, John Barry pour la musique) et choisit un jeune réalisateur canadien : Sidney J. Furie (Saltzman est également originaire de ce pays).

Furie, qui a fait ses classes en tant qu’assistant réalisateur de Kazan, saisit l’opportunité de mettre en valeur son style décalé. Car si les aventures de Palmer sont ancrées dans une narration réaliste et sombre, la mise en scène de Furie, elle, est totalement déjantée. Un style très surprenant qui convient parfaitement au scénario rédigé par Bill Canaway et James Doran : le contraste créé entre les plans baroques et les décors ternes est en totale adéquation avec la caractérisation du personnage de Palmer qui, derrière l’apparente banalité de son quotidien, vit des aventures extraordinaires !

Pour interpréter ce personnage à la psychologie complexe, Saltzman et Furie proposent le rôle à un jeune comédien anglais : Michael Caine. L’acteur qui n’a alors que trente-deux ans, endosse le costume de Palmer avec une facilité déconcertante. Derrière son look rétro et anti-sexy, Caine insuffle force et spiritualité à son personnage. Insubordonné, têtu, courageux, Palmer saura montrer qu’il n’est nullement besoin de porter un smoking et de siroter des martini dry pour faire preuve de bravoure. C’est aussi avec souplesse qu’il passe d’un trait de caractère à l’autre : il est ainsi capable de jouer une scène où à l’instar d’un quelconque scribouillard il rédige de la paperasse et d’enchaîner sur d’autres où, prisonnier d’une étrange organisation, il fera preuve de courage et de perspicacité. Finalement c’est grâce à un talent hors norme que Caine crédibilise un héros pourtant très complexe : partagé entre tristesse et drôlerie, maladresse et subtilité ce rôle servira de tremplin au jeune comédien. » – DVD Classik

 

Biographie du réalisateur(rice)

Sidney J. Furie

Films réalisés

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Sidney J. Furie

Année

1965

Titre original

The Icpress File

Durée

109 minutes

Date Sortie française

mer, 10/20/1965 - 12:00

Auteur(s) / Scénario

W.H. Canaway, James Doran

Version langue

VOSTF

Détails

Interprètes

Michael Caine (Harry Palmer), Nigel Green (le commandant Dalby), Guy Doleman (le colonel Ross), Sue Lloyd (Jean Courtney), Gordon Jackson (Jock Carswell)…

D'après

D'après le roman de Len Deighton

Direction photographie

Otto Heller

Montage

Peter R. Hunt

Couleur

Couleur

Distributeur

Park Circus

Musique

John Barry

Son

Ben Rayner, Norman Wanstall

Producteur(trice)

Harry Saltzman

Pays

Grande Bretagne

Le programme 2017

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