Le cinéma de la Grande Dépression

Le cinéma de la Grande Dépression

Le cinéma de la Grande Dépression

Arts dans l'entre-deux-guerres

60 min.

LE CINÉMA DE LA GRANDE DÉPRESSION


Aux États-Unis, le cinéma de fiction n’ignore pas la crise et constitue un baromètre pertinent de l’état de la société. Le studio Warner, en particulier, emprunte ses sujets à l’actualité. Parmi ces films sociaux, on peut citer, outre Les Raisins de la colère de John Ford (1940) et Notre pain quotidien de King Vidor, diffusés durant la festival, le film de Frank Capra American Madness (1932) sur la crise bancaire, Je suis un évadé (1932) de Mervyn LeRoy sur le destin d’un vétéran devenu hors-la-loi, Héros à vendre (1933) de William Wellman sur la presse à scandale ou encore Les Mendiants de la vie (1930) sur l’errance de vagabonds dans les trains de marchandises. Les autres genres, comme la comédie des années 30, prennent aussi des sujets d’actualités pour en faire des satires comme Une riche affaire (1934) et évoquer la crise comme dans la comédie musicale Chercheuses d’or de 1933 (1933) de Mervyn LeRoy. – Frédérique Ballion, Ciné-dossier #2, consacré à Notre pain quotidien de King Vidor.

Avec

Michel Ciment

Michel Ciment

Grand cinéphile et figure de référence de la critique de cinéma en France, Michel Ciment anime le comité de rédaction de la revue Positif et intervient depuis de nombreuses années à l’émission « Le Masque et la plume ». Il a également dirigé l’émission « Projection privée » sur France Culture. Il a publié un grand nombre d’ouvrages d’analyses et d’entretiens sur des cinéastes tels que Joseph Losey, Stanley Kubrick, Francesco Rosi ou John Boorman. Il a participé à de nombreux jurys de festivals internationaux dont ceux de Cannes, Berlin, Venise et Locarno. Passionné de cinématographies américaine et britannique, il a notamment participé à l’ouvrage Typiquement British. Le cinéma britannique, dirigé par N.T. Binh et Philippe Pilard pour les éditions du Centre Pompidou (2000), et a également signé Boorman : Un visionnaire en son temps (Calmann-Lévy, 1994). Michel Ciment est intervenu à deux reprises à l’Université populaire du cinéma (Stanley Kubrick, Jane Campion). La revue Positif a consacré, dans son numéro de novembre, un dossier aux acteurs britanniques.

Le programme 2018

Tout le programme du festival 2018 en PDF

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Le cinéma de la Grande Dépression

  • Mercredi 21 novembre 2018 - 14 h 00

  • Cinéma Jean Eustache
  • En présence de Michel Ciment