Tranzicion - Art et pouvoir en Albanie

Tranzicion - Art et pouvoir en Albanie

Tranzicion - Art et pouvoir en Albanie

Giuseppe Schillaci

2017

52 min.

VF

Portrait d'un pays, passé d'une dictature communiste qui l'enfermait dans un isolement presque total à une démocratie aspirant à trouver sa place en Europe, à travers le regard de ses artistes. Des artistes qui, dans leurs œuvres, n'ont de cesse de s'interroger sur cette histoire, sur cette "transition" brutale et inachevée, sur les dérives de l'Albanie actuelle, sur les réminiscences d'un passé qui a marqué durablement leur société.

Dans l'Albanie communiste d'Enver Hoxha, maître du pays de 1946 à 1985, l'art et les artistes étaient les objets - comme dans toute dictature - de sentiments contradictoires : ils devaient magnifier le "réalisme socialiste", célébrer le travail et sa valeur, saisir "l'histoire en mouvement" et en révéler la perspective, participer ainsi à guider le peuple.

Mais ils étaient également l'objet de la méfiance de ce pouvoir. Dans un pays présenté par les films de propagande comme "une île de granit" prête à s'opposer à toute agression extérieure, maintenant un climat de peur et d'isolement pour mieux contrôler les consciences, toute liberté artistique devenait une menace.

Dans les années 1970 et 1980, de nombreux artistes furent enfermés, comme des milliers d'Albanais, dans des camps de travail. Ce fut le cas du peintre Edi Hila, coupable d'avoir pris trop de liberté dans un tableau dont le message aurait pu être perçu comme une parodie de "l'enthousiasme" qui devait irriguer l'art officiel.

Après la transition chaotique des années post-communistes et une guerre civile qui fit 2000 morts, l'Albanie chercha sa voie. Edi Rama, jeune maire de Tirana puis premier ministre mais aussi peintre, fit de la capitale et de ses murs désormais colorés le laboratoire de l'ouverture de son pays. D'autres constatent aujourd'hui, dans des œuvres ironiques et désabusées, que les icônes communistes et le matérialisme capitaliste peuvent également faire bon ménage. En Albanie, l'histoire mouvementée du pays et les interrogations sur son futur continuent d'inspirer la création artistique.

Biographie du réalisateur(rice)

Giuseppe Schillaci

Giuseppe Schillaci

Giuseppe Schillaci vit à Paris, où il travaille comme réalisateur et auteur de cinéma. Il écrit pour le blog littéraire italien « Nazione Indiana ». Plusieurs de ses récits sont traduits en portugais pour la revue brésilienne « Mundo Mundano », et ses articles sont publiés par les revues littéraires françaises « Atelier du Roman » et « La revue Littéraire ». En 2016 il fonde l’agence de Réalité Virtuelle Blumenlab à Paris (www.blumenlab.com), où il travaille en tant que réalisateur de court-métrages. Après une maîtrise de Sciences de la Communication à l'Université de Lettres et Philosophie de Bologne, il travaille dans le théâtre et le cinéma, en tant que producteur et responsable du développement pour plusieurs films. En 2007 il commence à réaliser ses films documentaires. En 2010 paraît son premier roman, L’anno delle ceneri, chez Nutrimenti Edizioni. En 2014, il obtient le soutien du Fonds d’aide au développement de la coproduction d’œuvres cinématographiques franco-italiennes CNC/Mibact, pour son projet de film long métrage Hôtel Patria. En 2015, il publie son second roman, L’età definitiva.

Films réalisés

2016 : L’ombre du parrain
2013 : Apolitics Now! Tragi-comédie d’une campagne électorale
2011 : Cosmic Energy INC.
2009 : La chambre cambodgienne - situations avec Antoine D’Agata

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Giuseppe Schillaci

Année

2017

Durée

52 minutes

Auteur(s) / Scénario

Giuseppe Schillaci

Détails

Direction photographie

Jean-Luc Cohen, avec Alessandro Cartosio, Prune Brenguier / Assistant réalisation : Mateo Cingu

Montage

Giorgia Villa

Couleur

Couleur et N&B

Production

Kolam Productions

Coproduction

France Télévisions

Musique

Gianluca Cangemi

Son

Arlind Zerdja

Pays

France

Avec le soutien de

Procirep - Société des Producteurs et de l'ANGOA, de AQSHF - Albanian National Film Archives, de l’Ambassade d’Albanie en France, de COD - Center for Openness and Dialogue, du Moulin d’Andé-CÉCI, Centre des Ecritures Cinématographiques (DRAC & Région Normandie, Département de l’Eure) Avec la participation du Centre National du Cinéma et de l'Image animée

Critiques

Le programme 2018

Tout le programme du festival 2018 en PDF

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Tranzicion - Art et pouvoir en Albanie

  • Vendredi 24 novembre 2017 - 11 h 45

  • Cinéma Jean Eustache
  • En présence de Giuseppe Schillaci

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