The Navigators

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The Navigators

Ken Loach

2001

96 min.

35 mm

Paul, Mick, Len et Gerry travaillent au dépôt de chemins de fer de Sheffield, dans le Yorkshire. Ils s’occupent de l’entretien et de la signalisation des voies. Tous travaillent dans la bonne humeur et main dans la main. En arrivant un matin au dépôt, ils apprennent la privatisation des chemins de fer. Le travail est désormais partagé entre sociétés privées concurrentes…

À l’origine de The Navigators, et comme cela s’est déjà produit par le passé (par exemple la collaboration avec Bill Jesse sur Riff-Raff), il y a eu cette lettre envoyée à Ken Loach par Rob Dawber, et le scénario qui en découla : « J’ai eu envie d’écrire tout ça par frustration. J’ai fait partie des six derniers qui sont restés au dépôt de Sheffield et qui refusaient de partir. » Dawber connaissait idéalement le terrain, les hommes, la situation. Mais le travail d’écriture prit tout de même du temps, Dawber n’étant pas scénariste professionnel et concevant plus son travail sous la forme d’une chronique ou d’une suite de saynètes – structure spécifique qui devait se retrouver dans le film terminé.

Comme l’affirme Loach, « leur humour est assez dur, là-bas à Sheffield mais c’est aussi leur façon de se montrer leur affection. Ça vient de loin, de ce qu’ils ont pu partager. D’une certaine façon ça montre leur solidarité. Ce qui était essentiel, c’est qu’on sente bien que tous les personnages sont bien de Sheffield, ou d’à côté. Il fallait qu’ils soient aussi crédibles que dans un documentaire. Aussi, puisqu’il y a beaucoup de véritables cheminots dans le film, il ne fallait pas qu’on les distingue des acteurs. La langue du Sud du Yorkshire est d’une très grande richesse. L’humour se loge dans le rythme des mots. Dès que les acteurs commencent à en faire une imitation, ils perdent le rythme naturel, et ça fait truqué. On a donc cherché parmi les comiques et les humoristes du coin, ceux qui jouent dans des cafés-théâtres. Ce qui est génial, avec des comiques comme ça, c’est leur sens du rythme, tout passe par le tempo. Et puis ils sont habitués à faire face à un public, à se mesurer à lui. Dans le film, ils devaient trouver ce genre de relation, mais entre eux. Toutes leurs relations passent par l’humour. Ce qu’on cherchait, c’était de bons comiques, des comiques qui sachent écouter leurs partenaires. On a aussi vu des chanteurs. Si quelqu’un sait chanter, en général il sait aussi se débrouiller avec un texte, parce que là aussi tout est une question de phrasé, de rythme. » (propos de Ken Loach in dossier de presse du film).

Pour renforcer encore la crédibilité de son propos, Loach a également engagé Pete Trend qui, tout comme Dawber, a travaillé une vingtaine d’années pour British Rail. Un souci d’authenticité qui explique l’impression de véracité dégagée par le film. Le film sera présenté avec succès aux festivals de Toronto et de Venise.

Triste ironie du sort, Rob Dawber est mort le 20 février 2001, des suites d’un cancer contracté par la manipulation de produits toxiques dans la pose des rails. Il venait tout juste de remporter le procès qu’il avait intenté à la direction des chemins de fer. Il a pu voir le montage final de The Navigators.

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Ken Loach

Année

2001

Durée

96 minutes

Date Sortie française

mer, 01/02/2002 - 12:00

Auteur(s) / Scénario

Rob Dawber

Version langue

VOSTF

Détails

Interprètes

Dean Andrews (John), Thomas Craig (Mick), Joe Duttine (Paul), Steve Huison (Jim), Venn Tracey (Gerry)…

Direction photographie

Barry Ackroyd, Mike Eley

Montage

Jonathan Morris

Couleur

Couleur

Distributeur

Diaphana

Musique

George Fenton

Son

Ray Beckett

Producteur(trice)

Rebecca O'Brien

Pays

Grande Bretagne Allemagne Espagne

Le programme 2017

Tout le programme du festival 2017 en PDF

Télécharger le programme

The Navigators

  • Jeudi 23 novembre 2017 - 19 h 15

  • Cinéma Jean Eustache
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The Navigators

  • Samedi 25 novembre 2017 - 14 h 30

  • Cinéma Jean Eustache
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