Marie Stuart, reine d'Écosse

Mary Reine d'Ecosse

Marie Stuart, reine d'Écosse

Mary, Queen of Scots

Charles Jarrott

1971

128 min.

DVD

Marie Stuart, devenue reine d'Écosse à l'âge de 6 ans, est le dernier monarche catholique du pays. Sa cousine Elizabeth Tudor, reine d'Angleterre, est sa plus farouche adversaire. Elle la fait emprisonner alors que Marie n'a que 23 ans…

« Au cinéma les illustrations de Marie Stuart auront penchées vers les deux visions qu'en retient l'Histoire, la sainte martyre qu'à pu mettre en scène John Ford dans son Marie Stuart ou alors la complotrice ambitieuse tel que dépeinte dans le diptyque Elizabeth de Shekhar Kapur avec Cate Blanchett. Le film de Charles Jarrot entièrement centré sur la rivalité entre Elizabeth et Marie Stuart donne une version plus nuancée, peut être plus proche de la réalité, en tout cas passionnante.

Le film illustre en fait les deux choix auxquelles une femme au pouvoir doit se confronter à cette époque dangereuse. Elizabeth consciente de ses faiblesses (elle ne peut enfanter) a renoncé à céder officiellement à tout homme pour ne pas être dominée et rester son seul maître, quand Marie sera tout au long du film le jouet des hommes qui la manipuleront que ce soit son frère James (excellent Patrick McGoohan, glacial) ou son second époux Henry (Timothy Dalton, génialement pathétique en girouette ambitieuse et faible de caractère). Vanessa Redgrave est fabuleuse et propose une Marie Stuart des plus pathétiques. Même sans connaître son destin jamais on ne peut penser qu'elle vaincra tant elle cède à ses passions à contre courant des exigences du moment. Faible quand elle devrait se montrer ferme, et au contraire déterminée quand elle devrait faire preuve de souplesse (la conclusion où Elizabeth lui propose la vie sauve en échange d'excuses) c'est un personnage tout en émotions, capable de susciter l'adhésion mais dont les erreurs de jugement la trahissent constamment.

Jarrot oppose ainsi ce caractère à celui déterminé et calculateur d'Elizabeth, magnifiquement incarnée par Glenda Jackson, tout en postures rigides et autoritaires. Les rôles peuvent pourtant s'inverser comme lors d'un magistral face à face final (les deux actrice ne se croisent que deux fois durant le film) où Elizabeth bouleversée à l'idée de sacrifier une égale (et lui offrant une chance de survie) affronte la détermination de Marie bien décidée à la tourmenter pour toujours par son statut de martyre. Tout est fait pour créer une négation absolu entre les deux héroïnes, l'âge, l'attrait physique, l'aura lumineuse de Marie face à l'intériorité sombre de Elizabeth, la chasteté supposée de l'une face aux multiples conquête de l'autre…

La trame historique est en dépit de quelques raccourcis nécessaires bien respectée, notamment les différents conflits politico-religieux (catholiques contre protestants), où chaque action d'une des deux reines s’effectue sous la menace d'une mise à l’index d’autorités religieuses ayant également leur rôle à jouer et leurs manœuvres à organiser. La reconstitution est somptueuse et bien mise en valeur par la superbe photo de Christopher Challis. » – Chronique du cinéphile stakhanoviste

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Charles Jarrott

Année

1971

Titre original

Mary, Queen of Scots

Durée

128 minutes

Auteur(s) / Scénario

John Hale

Version langue

VOSTF

Détails

Interprètes

Vanessa Redgrave (Mary, reine d'Écosse), Glenda Jackson (la reine Elizabeth), Patrick McGoohan (James Stuart), Timothy Dalton (Lord Darnley), Nigel Davenport (Lord Bothwell)…

Direction photographie

Christopher Challis

Montage

Richard Marden

Couleur

Couleur

Distributeur

Swank Films (universal)

Musique

John Barry

Son

Don Sharpe

Producteur(trice)

Hal B. Wallis

Pays

Grande Bretagne Etats-Unis

Le programme 2018

Tout le programme du festival 2018 en PDF

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Marie Stuart, reine d'Écosse

  • Samedi 25 novembre 2017 - 14 h 00

  • Cinéma Jean Eustache
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