La Nation clandestine

Nation clandestine

La Nation clandestine

La Nación clandestina

Jorge Sanjinés

1989

128 min.

VOSTF

Inédit en France

Sebastian Mamani, un indien Aymara, est de retour dans le village dont il a été chassé des années auparavant pour avoir favorisé des projets gouvernementaux sans consulter les villageois. Alors qu’il accomplit un rituel pour expier sa faute, surviennent des hommes qui ont de tout autres problèmes…

« Dans la dernière partie de La Nacion clandestina, Sebastian, remontant vers son village aymara, se voit à quelques mètres, descendant il y a peu d’années vers La Paz. Ce film est l’œuvre la plus complexe, la plus achevée du cinéaste bolivien Jorge Sanjines Aramayo. La Nación est un parcours initiatique pour Sebastian. Par le biais de ses rencontres, il se rappelle son départ vers la ville pour apprendre un métier, son service militaire, la négation de sa condition d’Indien. Il est donc le représentant de cette nation clandestine, cette majorité de la population bolivienne d’origine amérindienne qui, pendant très longtemps, a été ostracisée et n’a eu pratiquement pas voix au chapitre. L’idéologie nationale bolivienne est l’héritière des conquistadors qui, fiers d’avoir battu leurs ancêtres, les considéraient comme des personnes incultes. L’œuvre, tournée en langue aymara et en espagnol, décrit aussi le lien des Indiens avec leur terre-mère, la relation des individus avec leur groupe. Sebastian, de retour une première fois chez lui, avait été élu maire de son village pour un an. Il n’est alors que le porte-parole du groupe qui prend ses décisions en commun. Vayllu le bannit à vie pour un crime qu’il a commis en tant que maire. Sebastian revient malgré tout dans son village pour la cérémonie sacrificielle du Grand-père danseur/Jacha Tata Danzante. » – Luc Chaput, Séquences, n°192, sept./oct. 1997, p.17

 

« Durant trente ans, Jorge Sanjinés a filmé son pays, la Bolivie. Dans toutes ses œuvres, entremêlant fiction et documentaire, le cinéaste a théorisé et construit les bases d’un cinéma révolutionnaire construit avec et pour le peuple andin. Cette aventure s’est déroulée aussi au prix d’une vie périlleuse où l’engagement de Sanjines l’a contraint à l’exil et a vu de nombreux intellectuels de sa génération disparaître dans les geôles de la dictature. Après de nombreuses années de silence, ce langage filmique trouve sa meilleure expression dans le long métrage La Nation clandestine (1989). S’interrogeant sur le rapport entre héritage culturel et désagrégation sociale, déracinement et acculturation, La Nation clandestine est aussi l’aboutissement de l’art de Sanjinés, qui nous propose un conte au climat magique et lyrique, proche du fantastique. Ce film élégiaque captive par son style de narration inhabituel. En développant le « plan séquence intégral », comme mécanisme narratif fondé sur une conception cyclique du temps, Sanjinés propose une forme de récit inspirée des cosmogonies andines. » – le peuple qui manque.org

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Jorge Sanjinés

Année

1989

Titre original

La Nación clandestina

Durée

128 minutes

Auteur(s) / Scénario

Jorge Sanjinés

Détails

Interprètes

Avec Reynaldo Yujra (Sebastian), Orlando Huanca (Vicente), Delfina Mamani (Basilia), Roque Salgado (Clarividente)…  

Direction photographie

César Pérez

Montage

Jorge Sanjinés

Couleur

Couleur

Distributeur

Fundación Grupo Ukamau

Musique

Cergio Prudencio

Son

Juan Guarani

Producteur(trice)

Beatriz Palacios

Pays

Bolivie

Critiques

 

La Nation clandestine

  • Lundi 18 novembre 2019 - 10 h 30

  • Cinéma Jean Eustache
Réserver en ligne

La Nation clandestine

  • Vendredi 22 novembre 2019 - 14 h 20

  • Cinéma Jean Eustache
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