Ixcanul

Ixcanul

Ixcanul

Jayro Bustamante

2015

92 min.

VOSTF

María une jeune maya de 17 ans, est promise au contremaître d’une plantation de café. Mais elle rêve de vivre aux États-Unis…

Ixcanul marque une naissance (ou renaissance) du cinéma guatémaltèque. Premier opus d’un triptyque sur la société du Guatemala, Ixcanul (volcan) est un premier film impressionnant. En présentant une communauté de personnages autour de cette jeune Maya de 17 ans, Maria, il observe une société au bord du monde : au bord d’un volcan et au bord de la frontière mexicaine. Une marge hors du temps il faut saouler les cochons pour les inciter à se reproduire. Ce territoire, le réalisateur l’a arpenté étant enfant, du temps de la guérilla. Il compose son récit à travers de nombreuses histoires recoupées souvenirs d’enfance, récits maternels, témoignages… Le mariage forcé de Maria, cœur du récit, com- bine à la fois les traditions mayas et la société contemporaine du Guatemala. La superstition reste très présentedans les adresses au volcan pour calmer sa colère, ou dans l’idée qu’une femme enceinte qui arpente un champ peut faire fuir les serpents. Outre un portrait de femmes, Ixcanul explore les clivages entre une extrême ruralité (ici une plantation de café) et le monde citadin. Maria est attirée par cette ville qui constituera son salut physique, mais ne sera pas pour autant de tout repos : elle n’en maitrise pas les codes, et ne parle pas espagnol (mais maya cakchiquel). D’ailleurs ce n’est pas un film bien bavard, ni dans une langue ni dans l’autre. L’art de Bustamante est de se passer de mots pour construire nombre de ses scènes, qui n’en sont pas moins puissantes. La révélation du film c’est le duo mère-fille compopar María Telón et María Mercedes Coroy. Un duo qui n’est pas sans rappeler la matriarche des Oiseaux de Passage et sa fille, avec de très similaires scènes d’ouverture. Il faut d’ail- leurs bien prêter attention à ces deux actrices qu’on retrouve dans La Llorona (en compéti- tion fiction), comme domestiques d’un ancien général de la dictature… Ixcanul constitue bien le premier volet d’une histoire filmique du Guatemala, dont La Llorona constitue l’achèvement.

Victor Courgeon

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Jayro Bustamante

Année

2015

Durée

92 minutes

Date Sortie française

Mercredi 25 novembre 2015

Auteur(s) / Scénario

 Jayro Bustamante

Format de diffusion

DCP

Détails

Interprètes

 Avec María Mercedes Coroy (María), María Telón (Juana), Manuel Antún (Manuel), Justo Lorenzo (Ignacio), Marvin Coroy (El Pepe)…

Direction photographie

Luis Armando Arteaga

Montage

César Díaz

Couleur

Couleur

Distributeur

ARP Sélection

Musique

Pascual Reyes

Son

Eduardo Cáceres

Producteur(trice)

Jayro Bustamante, Marina Peralta, Pilar Peredo, Edgard Tenembaum, Inés Nofuentes  

Pays

France Guatemala

Critiques

 

Ixcanul

  • Lundi 18 novembre 2019 - 11 h 40

  • Cinéma Jean Eustache
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Ixcanul

  • Samedi 23 novembre 2019 - 20 h 15

  • Cinéma Jean Eustache
Réserver en ligne

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