Berlin, symphonie d'une grande ville

Berlin, symphonie d'une grande ville

Berlin, symphonie d'une grande ville

Berlin : Die Sinfonie der Grossstadt

Walther Ruttmann

1927

74 min.

DVD

Vingt-quatre heures foisonnantes passées au cœur de la capitale allemande. Un hommage à Berlin et aux Berlinois sur le mode de la symphonie visuelle…

« Issue du mouvement artistique de la Nouvelle Objectivité, Berlin, symphonie d’une grande ville est sans doute la première “œuvre d’art totale” de l’histoire du cinéma. Walter Ruttmann voulait étendre sa longue expérience de réalisateur de courts métrages géométriques et abstraits à un “matériel vivant”, afin de “créer une symphonie cinématographique à partir des millions d’énergies en mouvement présentes dans le mécanisme des grandes villes”. Le film invente ainsi une virtuosité du rythme inédite en son temps, portant les arts visuels à leur apogée, notamment grâce au travail sur les cadrages, les trucages optiques et le montage. Son tournage bénéficie en outre de nombreuses innovations techniques, telle une pellicule plus sensible qui permet des prises de vues nocturnes. Mais la puissance de sa séduction repose aussi sur l’effet de réel, en nous plongeant dans un lieu et une époque irrémédiablement disparus. Lors de la première, un orchestre de soixante-quinze exécutants interprétait en direct la partition d’Edmund Meisel, considéré comme le premier véritable compositeur de musique de film de l’histoire du cinéma. Il a conçu une œuvre en harmonie étroite avec l’image, où les sons soulignent ou suggèrent les rumeurs de la ville et les cadences des machines, l’agitation des citadins, les ambiances survoltées ou paisibles. L’ensemble forme une composition subtile où alternent sérénité et frénésie, mouvements de foule et scènes quasiment intimistes, à l’image et au son. – ARTE

« Le film se structure comme une symphonie visuelle, dans laquelle les Berlinois de 1927 jouent leur partition. Contrairement à L’Homme à la caméra de Vertov, les prises de vues sont classiques, presque esthétisantes et rythmées par les seuls mouvements des passants alternativement rapides ou lents avec des changements d’axes qui évoquent le flux de l’activité d’une grande ville. Le film de Ruttmann, sur une idée de Carl Mayer, lance la formule du film symphonique dont Ménilmontant (1926) de Dimitri Kirsanoff était le précurseur et qui donnera un autre chef d’œuvre : L’Homme à la caméra (Vertov 1929). La formule du film symphonique se retrouve dans Paris Londres (Jean Arroy, 1927), À propos de Nice (Jean Vigo), Saô Paulo, symphonie d’une métropole (Alberto Kermany, 1929) ou même Pluie (1929) de Joris Ivens qui entreprend de restituer comme observée à la loupe l’aventure globale d’une ville sous une averse. Georges Sadoul qui voit là s’amorcer un puissant retour au monde concret proposera d’appeler “troisième avant-garde” les cinéastes attentifs à la fois à la vérité des lieux, aux décors réels traités avec un soin ethnographique, aux rues démultipliées et aux surimpressions. » – Ciné-Club de Caen

Fiche du film

Réalisateurs(trices)

Walther Ruttmann

Année

1927

Titre original

Berlin : Die Sinfonie der Grossstadt

Durée

74 minutes

Date Sortie française

Vendredi 23 septembre 1927

Auteur(s) / Scénario

Walter Ruttmann, Karl Freund, Carl Mayer

Version langue

MUET

Thématiques abordées par le film
Entre-deux-guerres
Détails

Direction photographie

Reimar Kuntze, Robert Baberske, László Schäffer

Montage

Walther Ruttmann

Couleur

N&B

Production

Deutsche Vereins-Film/Les Productions Fox Europa

Distributeur

Films sans Frontières

Musique

Edmund Meisel

Producteur(trice)

Karl Freund

Pays

Allemagne

Critiques

 

Le programme 2018

Tout le programme du festival 2018 en PDF

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Berlin, symphonie d'une grande ville

  • Lundi 19 novembre 2018 - 14 h 15

  • Cinéma Jean Eustache
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Berlin, symphonie d'une grande ville

  • Samedi 24 novembre 2018 - 14 h 30

  • Cinéma Jean Eustache
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